Templiers, ils étaient….
Lorsqu’ils ne sont pas de service
(ce qui n'arrive que rarement) ou en train de manger leur pain en rendant grâces au ciel,
ils s'occupent à réparer leurs vêtements et leur harnais déchirés ou déchiquetés; ou bien ils font
ce que leur maître leur commande,
ou ce que les besoins de leur maison leur indique…
Les paroles insolentes, les actes inutiles, les rires immodérés, les plaintes et les murmures,
s'ils sont remarqués ne restent pas impunis.
Ils détestent les échecs et les dés; ils ont la chasse
en horreur; ils ne trouvent pas dans la poursuite ridicule des oiseaux le plaisir accoutumé.
Ils évitent et abominent les mimes, les magiciens
et les jongleurs, les chansons lestes et les sorties.
Ils se coupent les cheveux ras, sachant de par l'Apôtre que c'est une ignominie pour un homme
de soigner sa chevelure. On ne les voit jamais peignés, maculés par leur harnais
et par la chaleur.
Tous les frères obéissaient au maître, et le maître obéissait à son chapitre.
Pauvreté, chasteté, obéissance: leurs trois voeux de moines régissaient aussi leur vie de chevaliers.
Les plaisirs de la table, du jeu ou de 1'amour
leur étaient interdits.
Ils ne
pouvaient embrasser amie, ni mère, ni soeur, ni parente.
Il ne leur était permis de chasser que le
lion.
À la
guerre, ils devaient accepter le combat à un contre trois et ne pouvaient lever I'épée contre un chrétien qu'après avoir été attaqués trois fois.
La règle de 1'Ordre organisait dans tous ses
détails la vie rude du Templier.
Le
moindre manquement à la discipline était sévèrement puni. Pour un cheval maltraité, une arme négligée, le coupable devait jeûner au pain et à 1'eau, manger par terre, et si des chiens venaient à
vouloir manger avec lui, il ne devait pas les chasser.
Les fautes les plus graves — violation du secret
du chapitre, sodomie ou lâcheté — étaient punies de la perte de 1'habit et de 1'exclusion.
Mais ces moines-soldats exemplaires devinrent vite
par la force des choses banquiers, diplomates, navigateurs, éleveurs de chevaux, plaideurs.
Serment de Chevalier du Temple
Au nom de la Très Sainte, Bénie et Glorieuse Trinité et en présence des Chevaliers ici assemblés, par ceci et sur ceci, je promets et jure très solennellement de ne jamais révéler les secrets d'un Chevalier du Temple à quiconque n'aurait pas reçu ce grade, sauf à un Candidat à ce celui-ci, au sein d'une Préceptorie légitime de Chevaliers du Temple, et seulement lorsque j'y remplirai les fonctions de Précepteur régulièrement installé. Je promets, en outre, solennellement que je maintiendrai et défendrai fidèlement la sainte foi chrétienne contre toutes les attaques, non provoquées, de ses ennemis; que je ne ferai pas, même en colère, couler le sang d'un Chevalier du Temple, à moins que ce ne soit pour une juste guerre entre pays ou princes souverains; mais au contraire, je le défendrai, même au péril de ma vie, partout et chaque fois que sa vie ou son honneur pourraient être en danger; que je protègerai, dans toute la mesure de mes moyens, les parents et amis les plus proches et les plus chers de tout Chevalier du Temple, et leur éviterai, si possible, tout préjudice, péril ou violence auxquels ils pourraient se trouver exposés. Enfin, je promets très sincèrement d'obéir aux plus hautes autorités du pays où je réside ou pourrais résider; d'observer strictement et de maintenir les Anciens Règlements et Lois de l'Ordre ainsi que les Statuts du Grand Prieuré de France, et de répondre et obéir, autant que je le pourrai, aux convocations qui me seront envoyées. Tous ces points, je jure de les respecter fidèlement, sans hésitation, restriction mentale ou faux fuyant d'aucune sorte. Que le Christ m'aide et m'arme de fermeté pour tenir cette obligation solennelle.
Les dix commandements de la chevalerie.
I. Si on
n’était pas chrétien, on ne pouvait devenir chevalier.
Le chevalier devait croire en Dieu et avoir confiance en lui.
II. Tu
protégeras l’Église.
Cette règle est le cri d’armes du chevalier. Le chevalier devait servir et défendre l’Église.
III. Tu
auras le respect de toutes les faiblesses et tu t’en constitueras le défenseur.
Le chevalier devait défendre tous les faibles aussi bien les prêtres, les femmes que les enfants.
IV. Tu
aimeras le pays où tu es né.
Le chevalier devait aimer et protéger sa patrie
V. Tu ne
reculeras pas devant l’ennemi.
Le chevalier devait être un homme brave. Mieux valait être mort que d’être appelé couard.
VI. Tu
feras aux infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
Cette règle invitait les chevaliers à combattre et haïr les païens.
VII. Tu
t’acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s’ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
Le seigneur devait protéger son vassal qui, en échange, était fidèle à son seigneur Le chevalier devait aider son seigneur lorsqu’il avait besoin d’aide.
VIII. Tu
ne mentiras point et sera fidèle à la parole donnée.
Le chevalier ne devait en aucun cas mentir et le respect de la parole donnée allait aussi avec la franchise.
IX. Tu
sera libéral et fera largesse à tous.
Le chevalier devait être courtois et sage pour tous. Il devait être aussi généreux.
X. Tu
seras, partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l’injustice et le Mal.
Le chevalier devait se faire le défenseur du Bien et le combattant du Mal.